lundi 1 juin 2009

Européennes - croissance : Voter socialiste, c’est vouloir…





Générer une croissance verte pour une Europe de l’emploi, grâce à :


• un plan de relance de 100 milliards d’euros, mis en œuvre immédiatement, pour lutter contre la crise ;

• la création de 10 millions d’emplois verts dans les transports, la construction, les énergies renouvelables…

• la construction d’une Europe de l’énergie pour ne plus dépendre du pétrole ;

• 3% de la richesse consacrés à la recherche pour préparer l’avenir.






Notre programme, nos objectifs :



dimanche 31 mai 2009

Européennes : pour bien choisir... comparez !


Dans une semaine, nous élirons nos représentants au Parlement européen. Qu’on hésite encore (y compris à aller voter), ou qu’on ait arrêté son choix (et même, comme c’est mon cas, qu’on cherche à le faire partager !), une méthode sûre pour bien choisir : écouter, et comparer.

C’est en tout cas ce que je me suis astreint à faire depuis le début de cette campagne (y compris avant l’ouverture de la campagne officielle), et que je continue à faire.


À cela, je suis conduit aussi par une réalité : le paysage politique dans lequel s’inscrit aujourd’hui le PS, et dans lequel celui-ci doit faire entendre ses propositions, connaît actuellement d'importantes transformations.

À gauche, formation d’un pôle de radicalité (le "Front de Gauche") porteur d'une certaine dynamique qui, contrairement au NPA et à Lutte ouvrière, revendique haut et fort sa culture républicaine donc sa volonté de jouer, le cas échéant, son rôle de parti de gouvernement.

Positionnement en partie actualisé des Verts, au sein du front constitué à travers les listes “Europe Ecologie” : outre un partenariat pleinement assumé avec le monde associatif, l’affirmation que s’impose le retour à un civisme intransigeant en matière de circulation des richesses au niveau international (c’est le message fort attaché à l’engagement d’Eva Joly).

Transformation enfin de l’électorat du "Modem" en même temps que de François Bayrou, dans l’exigence républicaine forte autour de laquelle ils semblent se retrouver. Au point que dans Le Nouvel observateur de cette semaine, Jacques Julliard, qui avait durement critiqué M. Bayrou lors de la dernière présidentielle, parle à son sujet d’une “véritable métamorphose”. Et estime que “le démocrate-chrétien ondoyant et divers du passé a fait place à un républicain pur et dur”, dont il “ne voi[t] pas ce qu’un Jean-Pierre Chevènement pourrait trouver à redire à son dernier livre”.


Mais revenons à la campagne des européennes. Ecouter donc, et comparer.

Jeudi soir
, j’étais à Cachan pour une réunion publique à laquelle devaient initialement participer Alain Lipietz (eurodéputé “Vert” sortant) pour la liste Europe Ecologie, Joseph Rossignol (maire de Limeil-Brévannes) pour la liste “Front de Gauche”, et Marie-Noëlle Lienemann pour la liste PS (finalement excusée).
Une réunion intéressante, avec l’éclairage technique que son expérience d’eurodéputé permet à Alain Lipietz d’apporter. Particulièrement éclairants : des échanges sur ce qui relève réellement du Parlement européen, y compris à l'intérieur d'un même domaine (énergie-environnement, social...), au-delà de l'idée que "70 à 80% des lois nationales viennent de l'Union européenne".

Vendredi soir, je participais à Vincennes au meeting organisé par notre section. L’invitée était Pervenche Berès. J’ai pris plaisir à retrouver, à nouveau rassemblés, beaucoup de camarades des trois villes de notre circonscription (Fontenay-sous-Bois, Saint-Mandé, Vincennes) avec qui nous avions beaucoup travaillé ensemble pour les dernières élections législatives et présidentielle. Au programme : quelle politique européenne pour sortir de la crise économique et financière ? quelle politique pour une Europe sociale préservant les services publics ?

J’ai trouvé Pervenche Berès meilleure qu’elle n’avait été au FIAP. Toujours à l'aise pour parler de son travail d'eurodéputé (qu'elle assume depuis 1994). Mais surtout plus percutante dans l'exposé de notre programme. Cela me conforte dans une conviction : certes le PS n’a guère réussi jusqu’à présent à faire émerger un cap clair et net, donnant à son programme une orientation aisément identifiable ; mais la richesse et la pertinence dudit programme, joint au sentiment croissant de l’enjeu chez ses porte-parole et peut-être chez nos concitoyens, peuvent tout à fait compenser d’ici le 7 juin cette lacune. Et permettre à nos listes d’arriver, le 7 juin, à la hauteur de l’UMP - voire mieux.

Une satisfaction aussi : le discours sans fausse pudeur de notre camarade sur le scandale des Centres de rétention administrative (CRA), dans lesquels le traitement réservé aux migrants s'est trouvé aggravé par la "directive retour" (aussi appelée "directive de la honte"). Les habitués de ce blog savent l'intérêt que je porte à cette question (voir billets du mercredi 22 avril et du jeudi 23 avril).

Un seul regret : la réunion s’étant terminée assez tôt (au profit d'un moment de convivialité appréciable à ce stade de la campagne !), le jeu des tours de parole ne m’a pas permis de poser une question qui me tenait à coeur. Le plafonnement actuel des intentions de vote en faveur du PS tient en partie à l’abstentionnisme et à la défection des “jeunes” (peu mobilisés ou attirés par d’autres listes que les nôtres). Si peu de jeunes étaient présents dans la salle, en revanche la plupart des personnes présentes étaient des militants actifs, dont certains retourneraient dès le lendemain sur le terrain pour mobiliser les électeurs.
À une semaine du vote, quelle idée force mettre en avant (dans les quelques secondes que durent en moyenne les échanges que nous avons quand nous distribuons nos tracts) pour donner, aux yeux des jeunes électeurs, du sens à la mobilisation pour nos listes - sans mentir sur ce qu’il est possible de faire dans le cadre du parlement européen, à partir de la situation existante (processus de Bologne), et dans le cadre d’une législature ?


Mon état d’esprit au terme de ce week-end : d’ici le 7 juin, nous pouvons encore revenir à hauteur de l’UMP - voire la dépasser. En particulier si nous savons mobiliser et convaincre de voter pour nos listes nos jeunes concitoyens - aujourd’hui attirés par un vote plus radical -, et nos sympathisants exigeants - à juste titre - qui souhaitent nous entendre porter un projet solidement articulé et clairement orienté. C’est, du moins, ce que j’ai ressenti dans les échanges que j’ai pu avoir samedi après-midi, rue du Midi, et ce matin rue de Fontenay.
Pour cela : savoir dire clairement à quelle Europe nous entendons donner corps (ou contribuer à donner corps) depuis le Parlement de Strasbourg ; et oser mettre en avant les points de radicalité, moteurs de ce travail, dont notre programme réformiste est porteur. Je tâcherai de le faire dans les jours qui viennent. Pour l'heure, je vous renvoie à l'outil de comparaison des programmes mis en ligne sur lemonde.fr .

jeudi 28 mai 2009

Européennes-économie sociale : "La bonne idée du PS" (source : bonnenouvelle.blog.lemonde.fr)


Ci-dessous, un article-"coup de projecteur" sur une proposition originale contenue dans le volet économique du programme socialiste pour les élections européennes, mis en ligne ce soir sur le blog bonnenouvelle.blog . Pour découvrir la totalité du programme économique du PS, rendez-vous sur notre site Changer l'Europe maintenant !

Cette semaine, nous grattons le fond des programmes politiques pour les élections européennes. Aujourd’hui, coup d’oeil sur une proposition socialiste.


img_ecossolies-4.1243408215.jpg


“Nous entendons appuyer le développement en Europe de l’économie sociale, qui emploie actuellement plus de 5 millions de personnes notamment dans les coopératives, en introduisant un statut européen d’entreprise à but non lucratif adapté aux associations, mutuelles et fondations.”

Il est intéressant de noter que cette proposition s’inscrit dans le chapitre intitulé “relancer l’économie et éviter les retour des crises financières”. Ce tiers-secteur économique (ni public, ni à but lucratif) serait donc un élément de relance économique, et non plus seulement une ambition sociale.

Donner un nouveau souffle à l’économie avec un vent non-lucratif, c’est une idée neuve. Mais y croyez-vous ?Citation

mardi 26 mai 2009

Européennes : vendredi 29 mai à Vincennes, réunion publique avec Pervenche Berès


Ci-dessous, l'invitation à la réunion publique organisée ce vendredi par le PS de Vincennes, en présence de Pervenche Berès (voir mon post du dimanche 24 mai).
Afin de faire d'ores et déjà connaissance avec notre camarade et son approche du travail de parlementaire européenne, je vous renvoie aussi à l'article "Pervenche Berès veut "des normes sociales minimum"", mis en ligne aujourd'hui sur le blog "Elections européennes. Où sont passés les candidats" .






dimanche 24 mai 2009

Rencontre avec des électeurs du "Front de Gauche" et du "Modem"


La “campagne officielle” des européennes - c’est-à-dire, en pratique, la seconde mi-temps de la campagne - commence
. De façon extraordinairement - et scandaleusement - tardive, compte tenu de la date du scrutin (dimanche 7 juin), mais il faut faire avec. Et se démener d'autant plus pour être le plus présents possibles, chacun des 14 prochains jours.

Suivant la double exigence que je me suis fixée pour contribuer le plus efficacement possible à la campagne de ma famille politique, j’étais ce week-end “sur le terrain”, à Vincennes. Samedi au marché Diderot, et dimanche matin rue de Fontenay. (Pas de réunion publique ce week-end, des obligations associatives et des... copies à corriger ne me l'ont pas permis !)
Pour faire connaître le programme des socialistes européens, et battre le rappel pour la réunion publique qu’avec la section de Vincennes nous organisons vendredi prochain (voir invitation ci-contre).
L’occasion aussi, quelquefois, de poursuivre le dialogue noué depuis maintenant plus de deux ans avec des Vincennoises et des Vincennois avec qui nous avons pris l’habitude d’échanger nos points de vue, au fil des campagnes et des rencontres.


Je retiens en particulier cette longue conversation avec deux amis dont le choix - à ce jour - se porte sur la liste du “Front de Gauche”. Des remarques cinglantes, principalement contre l’attitude du PS lors du vote sur le Traité constitutionnel européen en 2005 (encore...), ou quand il a approuvé le traité de Lisbonne. Sur le mode : le PS est dans le même camp que la droite de Nicolas Sarkozy et le PPE, comment le croire quand il crie “stop Sarkozy, stop Barroso” ?
De ma part cette réponse en forme de question, parmi d’autres : quand la CGT et le patronat parviennent à un accord d’entreprise, accusez-vous la CGT d’avoir basculé dans le camp du patronat ?
Car au niveau européen, le travail parlementaire ne se fait pas exactement de la même façon que dans les parlements nationaux. Il y faut des majorités plus composites et larges, y compris en valeur absolue (le Parlement européen comptera 736 députés le 8 juin). Donc un patient et minutieux travail de préparation des textes (directives et amendements) avant qu’ils ne soient soumis au vote des parlementaires. Un travail de l’ordre de la négociation entre partenaires sociaux en vue de parvenir à un accord d’entreprise.
Le texte sur lequel les eurodéputés votent finalement, c’est un peu l’équivalent de l’accord d’entreprise, fruit de négociations serrées nécessairement faites de gains et de concessions, autour duquel partenaires sociaux et dirigeants d’entreprise arrivent à se retrouver - tout en faisant avancer leurs causes respectives.
Avec mes interlocuteurs du “Front de Gauche” toujours, nous nous sommes en tout cas rejoints dans un constat (outre bien sûr celui des excès délétères du PPE): dans une campagne aussi courte, et dans une Union européenne qui souffre d’un déficit démocratique, les débats publics réunissant des représentants de plusieurs listes constituent un "outil" pédagogique privilégié. Et un outil de mobilisation autour du débat européen à ne pas négliger.
Pour faire apparaître plus nettement non seulement les lignes de force de chaque projet, mais sa spécificité par rapport aux autres et la direction dans laquelle il entend faire avancer l’Europe et les citoyens européens.
Ou encore, le cas échéant, pour responsabiliser les eurodéputés en leur demandant des comptes - ou des explications - sur telle ou telle prise de position lors de la mandature écoulée (pour avoir participé à quelques débats de ce type, on est quelquefois surpris de la précision des questions posées).
J’ajoute que le PS en a besoin, pour donner toute sa mesure dans cette campagne. C’est-à-dire montrer de façon convaincante que son choix est celui d’une Europe clairement à gauche. Et faire apparaître - et connaître - l’idée force de son programme.


Un sentiment partagé aussi par des sympathisants qui, à ce jour, s’apprêtent à adresser un avertissement au PS en votant “Modem”. Comme cet Italien habitant Montreuil rencontré aujourd'hui sur le marché.
Répondre à ceux de nos concitoyens qui partagent cet état d’esprit n’est pas facile.
Souligner la très faible teneur européenne du discours du Modem et de ses têtes de liste, tel qu’il est relayé dans les médias ? (Voir à ce sujet l'interview de Vincent Peillon "Trancher entre deux orientations européennes" mise en ligne sur son blog.)
Et ajouter que dès lors, pour aller vers une Europe authentiquement progressiste, mieux vaut voter directement socialiste plutôt que Modem ?
La réponse fuse : "on attend plus du PS", première force d’opposition, et qui doit donc porter un projet clair. Et "voter malgré tout pour le PS aujourd’hui, c’est le priver d’une chance de se réveiller à temps pour les prochains scrutins nationaux".

Malgré tout, s'agissant de la campagne pour les européennes je finis cette semaine avec deux espérances et une conviction.
L’espérance que suffisamment de progressistes exigeants, non acquis à ce jour au vote socialiste, prennent part à nos réunions publiques, pour que ces appels salutaires soient entendus.
L’espérance aussi que les choix de nos concitoyens ne soient pas encore figés - à cet égard, le nombre de Vincennois que j’ai vu ce matin prendre avec soin tous les tracts distribués sur le marché est un signe encourageant. Je souhaite notamment que, d'ici au 7 juin, nous réussissions à faire reculer l'abstention.
Et cette conviction : dans les deux semaines qui nous restent, les socialistes peuvent combler leur retard sur l’UMP, et apporter doublement la preuve qu’ils sont le choix le plus prometteur dès ces élections européennes. En sachant se mobiliser autant qu’ils avaient su le faire lors des dernières campagnes (présidentielles, législatives, municipales, cantonales). Et en donnant un sens clair à l’ensemble de propositions qu’ils portent pour l’Europe.

C’est ce que j’appelle l’ “esprit de projet”, et qu’appellent de leurs voeux de plus en plus de nos concitoyens dans le “camp” progressiste. Y compris, d’ailleurs, Aquilino Morelle (ex-conseiller de Lionel Jospin à Matignon), dont je cite ces propos parus hier dans le journal Le Monde :

“(...) les idées, en réalité, ne manquent pas au PS. Ce qui manque, c'est la capacité à choisir entre elles et à les présenter de façon cohérente et articulée en un projet clair et ferme, un projet qui tranche les grands débats contemporains. Ce qu'il faut, c'est donner un sens à ce projet, c'est-à-dire à la fois une direction et une signification.”