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jeudi 11 mars 2010

Régionales: à Vincennes, le PS aborde le 1er tour avec force et générosité !


Retour sur la réunion publique organisée par la section de Vincennes hier soir, dans le préau de l’école Vernaudon. Il y a quelques mois, j'exprimais le sentiment que déjà “les socialistes, galvanisés, se mettaient en ordre de bataille” pour la campagne des régionales (voir mon post du samedi 14 novembre dernier). Cette dynamique s’est exprimée, avec force et générosité, dans la très belle soirée à laquelle a donné lieu cette réunion publique !

Belle humainement, car l’esprit qui s’en dégageait du début (... et même avant !) à la fin (... et même après !) était prometteur.
Belle politiquement, aussi, y compris en termes d’ “ouverture”. D’autres familles politiques étaient représentées et surtout, j’ai pu le constater avec celles et ceux avec qui nous avons accueilli les participants tout au long de la soirée, plus qu’aux européennes des hommes et des femmes “non encartés” se sont joints à nous pour l’occasion.

Au total, ce sont plus de 160 personnes qui ont écouté puis interrogé les intervenants (Manuel Valls, député-maire d’Evry, Michèle Sabban, conseillère régionale sortante et tête de liste PS dans le Val-de-Marne, et Claire Lemeunier, notre secrétaire de section, par ailleurs candidate sur la liste PS dans le Val-de-Marne et animatrice de la soirée). Étaient aussi présents la plupart des candidats socialistes dans le Val-de-Marne, en particulier, venues "en voisines", mes camarades Sandra Provini (de Saint-Mandé) et Tiffany Ermenault (de Fontenay-sous-Bois). Une rencontre chaleureuse et galvanisante... au point de donner à quelques-un(e)s l'envie d'enchaîner avec une séance de collage d’affiches !
D’interventions en échanges avec la salle, presque tous les volets du projet socialiste pour l’Ile-de-France ont été évoqués. Et leur cohérence, avec le bilan de l’équipe sortante - gage de crédibilité - comme avec les besoins de nos concitoyens - gage d’efficacité -, a été soulignée. Avec une prédilection, du côté de Manuel Valls, pour le développement économique et les PME, et du côté de Michèle Sabban, pour les questions liées à la jeunesse.

Manuel Valls a notamment souligné l’urgence, et la responsabilité qui est la nôtre - à la tête de la région et comme acteurs politiques -, de renouer les liens avec les jeunes, dans une dynamique républicaine. Je ne partage pas le “diagnostic” qui ferait des jeunes français parmi les plus pessimistes en Europe. En revanche l’exigence d’un tel effort gagne à être affirmée. Compte tenu de la consolidation annoncée de l’assise de la gauche - et singulièrement du PS - dans les régions, il est essentiel de dégager dès maintenant des axes de travail exigents et des priorités d’action pour “l’après-régionales”. Ce travail en direction des jeunes et avec eux, incontestablement, en fait partie.

Une préoccupation qui, dans le projet des socialistes et de leurs partenaires, se traduit par exemple en matière de transports...


Citation“ Gratuité des transports pour les jeunes en insertion
Le contexte...

La crise a fait exploser le chômage des jeunes, en particulier des jeunes issus des quartiers populaires. Dans les zones urbaines sensibles, le chômage des jeunes hommes s’élevait fin 2008 à 41,9%, contre 36% un an auparavant. Aujourd’hui, plus de 150 000 jeunes sont suivis dans les Missions Locales pour l’Emploi.

Le bilan de la droite...

Pour trouver un emploi, on peut leur proposer un « coach » comme le fait Fadela Amara, partant du principe qu’un jeune est, par nature, incapable de s'insérer dans la société et qu'il doit être "assisté" pour cela.

Notre proposition !
Pour aider les jeunes à construire leur propre projet, nous pensons qu’il faut encourager leur autonomie. Mais pour trouver un travail, il faut d’abord pouvoir se déplacer - et à cet égard le prix des transports est trop souvent un frein.
L’aide accordée aujourd’hui par les missions locales (fournir occasionnellement des tickets de transports) n’est plus adaptée à la complexité du marché de l’emploi. Dans notre région peut-être plus qu’ailleurs, celle-ci impose une grande mobilité.
D'où notre proposition : que tous les jeunes en insertion puissent bénéficier, comme tous les autres qui ne sont pas encore salariés, de la gratuité des transports jusqu'à ce qu'ils aient trouvé un emploi un emploi.
Dans une période décisive comme l'insertion dans le monde du travail, nous considérons que la Région doit être aux côtés des jeunes, et lever les obstacles qui peuvent la rendre encore plus difficile ! ”CitationCitation

samedi 6 juin 2009

Dès dimanche, une Europe progressiste !


Dernières heures de campagne avant le vote pour élire nos représentants et représentantes au Parlement européen
. Ce week-end, je ne peux malheureusement pas être aussi présent sur le terrain que je l’aurais souhaité. Mon engagement associatif, après une soirée de formation hier au siège d’Amnesty international, me retient cet après-midi à Fontenay-sous-Bois (au stand que tient Amnesty pour la Fête de la Madelon). Quant à demain, étant “de communion”, je ne pourrai participer à la tenue des bureaux de vote à Vincennes que comme suppléant.

J’ai quand même pu participer activement à cette dernière semaine de campagne, avenue de Paris jeudi soir, et hier à Fontenay-sous-Bois au côté de notre camarade Benoît Hamon (porte-parole du PS et 3e sur la liste socialiste en Ile-de-France) - dont la réelection n’est, à ce jour, pas assurée. L’ambiance était à la mobilisation et à l’unité, puisqu’étaient présents des camarades de plusieurs sections du Val-de-Marne (Vincennes, Fontenay, Nogent, Le Perreux...) - issus d’ailleurs de plusieurs “courants”. Preuve que, face à des enjeux majeurs, le PS sait encore rassembler efficacement ses forces, en particulier sa force militante. On le verra encore, cet après-midi, rue du Midi où Pervenche Berès viendra aider la section de Vincennes à faire connaître les raisons de voter pour la liste socialiste en Ile-de-France.

Preuve aussi qu’exiger une plus grande proximité entre les simples militants et la direction du PS n’a rien d’extravagant. C’est possible, et cela doit l’être beaucoup plus souvent. Car c’est à l’évidence comme cela que se noueront l’authentique dialogue et la confiance sans lesquelles le PS n’est jamais que l’ombre de lui-même, et hésite à s’ouvrir sur l’extérieur. À ce sort, il est capable de s’arracher, et nous avons semble-t-il commencé à en prendre conscience au terme de cette campagne - les résultats de dimanche diront si cela a été perceptible pour nos concitoyens. C’est en tout cas ce qu'il nous faudra réussir à faire, et que j’appelle (voir mon post du mercredi 20 mai) “oser devenir nous-mêmes”.

Pour revenir au vote de demain, j'aimerais partager avec vous cette conviction : pour ne pas demeurer l’ombre d’elle-même ; pour oser s’ouvrir sur l’extérieur ainsi que sur les défis qui sont devant elle aujourd’hui, y compris se doter d’une dimension politique et sociale dont l’insuffisance ou le manque se font à présent cruellement sentir ; en un mot, pour “oser devenir elle-même”, l’Europe a besoin d’une majorité progressiste au Parlement européen. Vouloir l’Europe, c’est créer cette majorité dès demain!


dimanche 31 mai 2009

Européennes : pour bien choisir... comparez !


Dans une semaine, nous élirons nos représentants au Parlement européen. Qu’on hésite encore (y compris à aller voter), ou qu’on ait arrêté son choix (et même, comme c’est mon cas, qu’on cherche à le faire partager !), une méthode sûre pour bien choisir : écouter, et comparer.

C’est en tout cas ce que je me suis astreint à faire depuis le début de cette campagne (y compris avant l’ouverture de la campagne officielle), et que je continue à faire.


À cela, je suis conduit aussi par une réalité : le paysage politique dans lequel s’inscrit aujourd’hui le PS, et dans lequel celui-ci doit faire entendre ses propositions, connaît actuellement d'importantes transformations.

À gauche, formation d’un pôle de radicalité (le "Front de Gauche") porteur d'une certaine dynamique qui, contrairement au NPA et à Lutte ouvrière, revendique haut et fort sa culture républicaine donc sa volonté de jouer, le cas échéant, son rôle de parti de gouvernement.

Positionnement en partie actualisé des Verts, au sein du front constitué à travers les listes “Europe Ecologie” : outre un partenariat pleinement assumé avec le monde associatif, l’affirmation que s’impose le retour à un civisme intransigeant en matière de circulation des richesses au niveau international (c’est le message fort attaché à l’engagement d’Eva Joly).

Transformation enfin de l’électorat du "Modem" en même temps que de François Bayrou, dans l’exigence républicaine forte autour de laquelle ils semblent se retrouver. Au point que dans Le Nouvel observateur de cette semaine, Jacques Julliard, qui avait durement critiqué M. Bayrou lors de la dernière présidentielle, parle à son sujet d’une “véritable métamorphose”. Et estime que “le démocrate-chrétien ondoyant et divers du passé a fait place à un républicain pur et dur”, dont il “ne voi[t] pas ce qu’un Jean-Pierre Chevènement pourrait trouver à redire à son dernier livre”.


Mais revenons à la campagne des européennes. Ecouter donc, et comparer.

Jeudi soir
, j’étais à Cachan pour une réunion publique à laquelle devaient initialement participer Alain Lipietz (eurodéputé “Vert” sortant) pour la liste Europe Ecologie, Joseph Rossignol (maire de Limeil-Brévannes) pour la liste “Front de Gauche”, et Marie-Noëlle Lienemann pour la liste PS (finalement excusée).
Une réunion intéressante, avec l’éclairage technique que son expérience d’eurodéputé permet à Alain Lipietz d’apporter. Particulièrement éclairants : des échanges sur ce qui relève réellement du Parlement européen, y compris à l'intérieur d'un même domaine (énergie-environnement, social...), au-delà de l'idée que "70 à 80% des lois nationales viennent de l'Union européenne".

Vendredi soir, je participais à Vincennes au meeting organisé par notre section. L’invitée était Pervenche Berès. J’ai pris plaisir à retrouver, à nouveau rassemblés, beaucoup de camarades des trois villes de notre circonscription (Fontenay-sous-Bois, Saint-Mandé, Vincennes) avec qui nous avions beaucoup travaillé ensemble pour les dernières élections législatives et présidentielle. Au programme : quelle politique européenne pour sortir de la crise économique et financière ? quelle politique pour une Europe sociale préservant les services publics ?

J’ai trouvé Pervenche Berès meilleure qu’elle n’avait été au FIAP. Toujours à l'aise pour parler de son travail d'eurodéputé (qu'elle assume depuis 1994). Mais surtout plus percutante dans l'exposé de notre programme. Cela me conforte dans une conviction : certes le PS n’a guère réussi jusqu’à présent à faire émerger un cap clair et net, donnant à son programme une orientation aisément identifiable ; mais la richesse et la pertinence dudit programme, joint au sentiment croissant de l’enjeu chez ses porte-parole et peut-être chez nos concitoyens, peuvent tout à fait compenser d’ici le 7 juin cette lacune. Et permettre à nos listes d’arriver, le 7 juin, à la hauteur de l’UMP - voire mieux.

Une satisfaction aussi : le discours sans fausse pudeur de notre camarade sur le scandale des Centres de rétention administrative (CRA), dans lesquels le traitement réservé aux migrants s'est trouvé aggravé par la "directive retour" (aussi appelée "directive de la honte"). Les habitués de ce blog savent l'intérêt que je porte à cette question (voir billets du mercredi 22 avril et du jeudi 23 avril).

Un seul regret : la réunion s’étant terminée assez tôt (au profit d'un moment de convivialité appréciable à ce stade de la campagne !), le jeu des tours de parole ne m’a pas permis de poser une question qui me tenait à coeur. Le plafonnement actuel des intentions de vote en faveur du PS tient en partie à l’abstentionnisme et à la défection des “jeunes” (peu mobilisés ou attirés par d’autres listes que les nôtres). Si peu de jeunes étaient présents dans la salle, en revanche la plupart des personnes présentes étaient des militants actifs, dont certains retourneraient dès le lendemain sur le terrain pour mobiliser les électeurs.
À une semaine du vote, quelle idée force mettre en avant (dans les quelques secondes que durent en moyenne les échanges que nous avons quand nous distribuons nos tracts) pour donner, aux yeux des jeunes électeurs, du sens à la mobilisation pour nos listes - sans mentir sur ce qu’il est possible de faire dans le cadre du parlement européen, à partir de la situation existante (processus de Bologne), et dans le cadre d’une législature ?


Mon état d’esprit au terme de ce week-end : d’ici le 7 juin, nous pouvons encore revenir à hauteur de l’UMP - voire la dépasser. En particulier si nous savons mobiliser et convaincre de voter pour nos listes nos jeunes concitoyens - aujourd’hui attirés par un vote plus radical -, et nos sympathisants exigeants - à juste titre - qui souhaitent nous entendre porter un projet solidement articulé et clairement orienté. C’est, du moins, ce que j’ai ressenti dans les échanges que j’ai pu avoir samedi après-midi, rue du Midi, et ce matin rue de Fontenay.
Pour cela : savoir dire clairement à quelle Europe nous entendons donner corps (ou contribuer à donner corps) depuis le Parlement de Strasbourg ; et oser mettre en avant les points de radicalité, moteurs de ce travail, dont notre programme réformiste est porteur. Je tâcherai de le faire dans les jours qui viennent. Pour l'heure, je vous renvoie à l'outil de comparaison des programmes mis en ligne sur lemonde.fr .

vendredi 17 avril 2009

Vincennes, Saint-Mandé, Fontenay-sous-Bois : "nos" maires sont-ils réceptifs aux initiatives citoyennes ?



Il y a quelques semaines, je m’interrogeais sur la signification d’un sondage aux résultats décevants concernant la prestation du PS comme premier parti d’opposition. (Voir mon
post du dimanche 15 mars.)

Aidé par les échanges que j'ai pu avoir depuis de nombreux mois avec des gens de sensibilités politiques très diverses, j'y voyais le reflet d’
une exigence accrue de la part de nos concitoyens vis-à-vis des responsables politiques en général. Des responsables dont le travail est plus que jamais pris en compte dans ses différentes dimensions, et dont on évalue avec une vigilance croissante la présence dans l'espace public. C'est-à-dire la capacité d’écoute et d(e ré)action au sein de celui-ci.

En cause notamment : la capacité à tisser, dans la durée, un lien de confiance et d'efficacité avec nos concitoyens. Avec, en termes de moyens et de pratiques, quelques pistes évidentes : réceptivité, réactivité, disponibilité, ce qui passe naturellement - entre autres - par une pratique plus stricte du non-cumul des mandats.

Les hasards du calendrier politique font que,
au cours des derniers mois, j'ai pu en trois occasions me faire une idée (parfois une première idée) de la réceptivité, de la réactivité et de la disponibilité des trois maires de notre circonscription face aux inquiétudes de leurs concitoyens.

Hasard toujours ? Ces jours-ci, l'actualité locale ou nationale entre en résonance avec ces expériences dont "notre" espace public a été pour moi le théâtre. Dans les jours à venir, je vous propose donc une sorte de tour d’horizon, à la lumière de ces témoignages d'un citoyen ordinaire.

vendredi 10 avril 2009

"Début d'ère (suite)" ou : un jeudi soir à Fontenay-sous-Bois


Ce jeudi soir, j’étais à la Maison du Citoyen et de la Vie associative, à Fontenay-sous-Bois. L’association “Les Amis du Monde diplomatique” y organisait une conférence-débat sur la crise, ou plutôt les crises actuelles.

En décembre dernier, s’était déjà tenue une conférence intitulée “La crise financière: aménagement du système actuel, ou point de départ d’une autre logique économique ?”, autour de l’économiste Liem Hoang Ngoc ( maître de conférence à Paris I et incidemment... membre du conseil national du PS).

Cette fois-ci, était invité Ignacio Ramonet, ancien directeur du mensuel Le Monde diplomatique, co-fondateur d’ATTAC et de Media Watch Global, auteur notamment de Guerres du XXIe siècle, d’un Abécédaire de la globalisation, et tout récemment de l’ouvrage Le Krach parfait. Crise du siècle et refondation de l’avenir (éd. Galilée, janvier 2009).

Au programme : retour sur les mécanismes de la crise actuelle -ou des crises compte tenu de la question climatique, et des répercussions de la crise financière sur le plan économique et social- ; mise en perspective dans l'histoire du capitalisme, panorama des moyens d’ores et déjà engagés pour y faire face (en particulier par le G20), et des réformes profondes qu’elle appelle, y compris au niveau européen.

Un complément intéressant - et très stimulant - aux analyses et commentaires plus “classiques”
développés notamment la semaine dernière, à la suite du sommet de Londres. Et au-delà, belle occasion de "faire dialoguer les approches" - une étape naturellement incontournable dans l'invention de nouveaux repères et de nouvelles pratiques rendue nécessaire par les goulots d'étranglement révélés par la crise. Une exigence absolue, aussi, pour prendre à ce travail une part réellement efficace !

samedi 4 avril 2009

Fin de semaine aux parfums de... début d'ère


Etonnante période…
Où l’on voit coïncider la crise, ses effets et les pronostics sombres quant à sa possible durée, annoncer la fin d’un modèle d’économie ; mais aussi le retour du printemps, un certain espoir avec la tenue du G20, une reviviscence du monde associatif et de l’espace public local à la faveur des beaux jours, la résurgence de l’Europe comme horizon politique (campagne des européennes oblige)… Pour moi, la fin de cette semaine a été en quelque sorte à l’image de cette singulière période !

Jeudi soir, réunion « tri-section » sur l’Europe. Les militants des sections de Fontenay-sous-Bois, Saint-Mandé et Vincennes étaient invités à se retrouver au Centre de loisir de la rue d’Estienne d’Orves (à Vincennes). Étaient également présents mon camarade Jean-Pierre Dusseaulx (secrétaire de la section PS du Perreux-sur-Marne), Akli Mellouli (secrétaire fédéral aux élections), et Emmanuel Lacresse (ex-responsable national aux politiques communautaires).

Les échanges se sont articulés autour de deux thèmes simples, constituant sans doute la meilleure entrée en matière à l’orée de notre campagne pour les élections européennes :
1) Où en est l’Europe après le refus du Traité constitutionnel européen et le Traité de Lisbonne ? ;
2) quel projet les socialistes (français et européens) portent-ils dans ce contexte ?

Si la campagne pour les élections peine manifestement encore à mobiliser, des interventions souvent « percutantes » ont mis au jour les ressorts possibles d’une campagne combative et d’un élan sincère. Côté « exposés », nos camarades David Dornbusch et Laure Herbert (de Fontenay-sous-Bois), ainsi qu'Emmanuel Lacresse, ont permis un tour d’horizon éclairant de la situation de l’Union européenne et de la gauche européenne à la veille des élections.

Les points de vue exprimés depuis la salle (où se trouvaient de nombreux camarades vincennois proches de « L’Espoir à Gauche », pour qui la question européenne occupe une place cruciale dans notre réflexion collective comme socialistes), ont pour leur part fait émerger une aspiration forte. Que le PS (et l’ensemble des socialistes européens) relèvent ce défi : proposer un horizon, un projet clairs et fermes pour l’Europe. Notre camarade Patrice Artins, comme un militant fontenaysien et moi-même, a notamment exprimé cette aspiration.

Une exigence renforcée par le contexte national et international, et l’attente qu’il crée chez nos concitoyens. Et par cette réalité paradoxale : si la gauche sociale-démocrate a d’ores et déjà gagné sur le plan des idées et des propositions présentées à l’occasion des élections européennes, elle pourrait bien perdre celles-ci dans les urnes faute de savoir proposer un horizon clair qui donne à son discours un sens fort – indispensable pour contre-carrer le populisme de la droite dans de nombreux pays de l’UE.

Cet effort est de surcroît indispensable pour ne pas gâcher une chance historique : pour la première fois, l’essentiel des socialistes européens présentent un candidat commun et de grande qualité pour la présidence de la Commission européenne (le Danois Poul Nyrup Rasmussen). Il y a là une occasion exceptionnelle de « déverrouiller » le rapport de force entre les différentes institutions parties prenantes dans la désignation du Président de la Commission européenne (actuellement décidée, en pratique, par les seuls gouvernements nationaux, donc échappant au Parlement européen). Une étape historique sur la voie d’un fonctionnement plus ouvert de l’Europe politique.

Samedi, réunion de lancement des "Etats généraux de la ville numérique", à Fontenay-sous-Bois (à la Maison du citoyen et de la vie associative). Objectif annoncé de cette démarche : «moderniser l’administration municipale et les rapports avec les citoyens» (voir le site http://www.fontenaynumerique.net).

Parmi les façons dont le numérique peut enrichir et vitaliser l’espace public local, quelques exemples marquants. La possibilité, pour les habitants de la commune de Grigny, de dialoguer avec les habitants de Koupela (ville du Burkina-Faso avec laquelle Grigny est jumelé et qui est doté du haut débit).
Ou encore, la possibilité pour des associations ou des établissements scolaires par exemple, de faire des économies en matière d’équipements informatiques (postes de travail) grâce à une externalisation de leur bureautique telle que le propose une entreprise lyonnaise venue présenter ses services. En quelque sorte, la fin du PC comme « personal computer » !

J’ai aussi été impressionné par la palette d’outils numériques à disposition des Fontenaysiens à la médiathèque Louis Aragon : livres électroniques chronodégradables une fois la période de prêt révolue, une discothèque virtuelle avec 430 000 pistes disponibles, le logiciel Kompass outil précieux lorsqu’on cherche un emploi…
La révolution numérique en cours, c’est donc de nouvelles opportunités pour les usagers des médiathèques – en outre revitalisées par les services proposés autour de l’outil informatique et numérique, objet d’une forte demande. C’est aussi d’ailleurs une évolution du rôle des médiathèques : non plus seulement aider à trouver l’information recherchée, mais contribuer à organiser la masse croissance des connaissances accessibles à nos concitoyens.

Si l’on a l’impression d’être au seuil d’une nouvelle ère, force est de constater des tâtonnements, sinon des hésitations de la part de ceux qui sont en pointe pour l’investir. On le voit avec le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN – structure qui, en réalité, apparaît à beaucoup d’égards dépassée dans le nouvel ordre mondial.
On le voit aussi, dans une certaine mesure, avec les limites du sommet du G20 – telles qu’elles apparaissent aujourd’hui en tout cas. Élément positif : le retour des Etats dans le jeu économique mondial, tout en intégrant de nouvelles puissances dans la « conduite » de celui-ci, en cohérence avec l’évolution des rapports de force et des dynamiques à l’œuvre dans l’économie mondiale. À quoi s'ajoute un possible effet bénéfique sur la confiance des acteurs économiques.
En revanche, faiblesse vis-à-vis des paradis fiscaux (pas d’interdiction), pas d’action contre les formes de spéculation autres que celle réalisée par les fonds spéculatifs systémiques, impasse sur plusieurs questions essentielles (fluctuation des monnaies, déséquilibre entre la sphère financière et la sphère productive, besoins considérables des pays en développement, répartition des fruits de la croissance entre capital et travail à rééquilibrer…).
Au total, le sommet du G20 n’est en quelque sorte qu’un seuil – dont il reste pour beaucoup à faire en sorte qu’il ouvre sur quelque chose de satisfaisant, qui reste à construire. Par exemple, il reste à garantir que la mise en œuvre d’une relance au niveau international, et les profits de la croissance censée en résulter, bénéficiera aussi aux contribuables – et dans des conditions justes. Pour cela, l’action politique est pleinement de mise, par exemple au travers de politiques fiscales adéquates.

Sans doute sommes-nous aujourd’hui au seuil d’une nouvelle ère. Enthousiasme – ou inquiétudes – mis à part, reste à faire l’essentiel : dresser l’encadrement de la porte, le doter de charnières solides, y monter la porte… et bâtir ce sur quoi nous voulons qu’elle ouvre!

mercredi 25 mars 2009

Val-de-Marne : “Orbival” expliqué aux entreprises


Hier mardi, a commencé dans notre département une campagne d’information qui se poursuivra jusqu’à l’été
(fin juin, exactement) : à bord d’un bus spécial, des représentants du Département vont aller à la rencontre d’une centaine d’entreprises val-de-marnaises pour expliquer “Orbival”.

Rappelons-le, il s’agit d’un projet de métro qui relierait Arcueil-Cachan à Fontenay-sous-Bois à travers notre département, en desservant 13 communes. Soit un itinéraire de 20 km environ permettant de contourner Paris. Environ 300 000 voyageurs seraient concernés.
Initié en 2006, ce projet est encore à l’état d’ébauche (il n’a pas encore été validé). Il est porté par le Conseil général du Val-de-Marne (dont le président a été reçu à l’Elysée le 10 février dernier), et soutenu activement par l’association Orbival (plus de 30 000 personnes).






L’enjeu ? Il se situe à deux niveaux :
- réduire sensiblement le trafic automobile dans notre département, en faisant circuler jusqu’à 40 000 voitures en moins chaque jour (rappelons que 60% des salariés val-de-marnais travaillent de banlieue à banlieue) ;
- dynamiser notre environnement économique, en termes d’activités et d’emplois. D’après Christian Favier, président du Conseil général du Val-de-Marne, Orbival permettrait de générer des constructions importantes de logements et de commerces (créant pour ces constructions une surface estimée à 7,5 millions de mètres carrés, soit 2 fois et demi la surface de La Défense).
Un double apport potentiel que met en avant le chef du projet.

Autre défi, technique celui-là : concevoir un dispositif de financement à la mesure d’un tel projet (les estimations actuelles sont de 2 milliards d’euros, soit environ 100 millions du kilomètre). Dans ces conditions, comme cela a été souligné lors du colloque dont Orbival a fait l’objet cet hiver (réunissant différents acteurs du département, de la région et d’institutions concernées par la potentielle infrastructure), l’innovation et le partenariat seront nécessairement de mise.
(Pour rappel, la construction d'une infrastructure lourde de type métro peut être financée à travers trois dispositifs : marché public ; délégation de service public ; contrat de financement (dispositif retenu, par exemple, pour le futur canal Seine-Nord-Europe et le contournement de Montpellier, et qui apparaît peut-être le mieux à même de permettre gain de temps et maîtrise du coût, sans pour autant déposséder l’autorité publique).

dimanche 22 mars 2009

Un week-end “local”... entre évasion et réflexion


Semaine chargée, envie de profiter de ceux que j’aime, et aussi du retour (encore un peu timide...) du soleil : j’avais trois bonnes raisons de ne pas trop avoir envie de bouger ce week-end! Du coup, la politique est passée au second plan... ce qui ne fait pas de mal !

Deux événements intéressants, et même, chacun à leur façon, passionnants m’y ont tout de même un peu ramené.

Invité par des amis, j’ai assisté samedi au spectacle “The Golden Vanity” donné par les jeunes (tout jeunes même, pour certains !) artistes de la filière chant du Conservatoire de Vincennes. Une fable poétique remarquablement servie par la qualité (impressionnante) des chants, et l’originalité de la mise en scène... et qui réussit à emmener ses spectateurs très loin !
Un spectacle qui renforce aussi mon sentiment que, pour une personnalité en train de se construire, vivre de telles expériences artistiques (comme acteur, et pas comme simple spectateur) est un coup de pouce extraordinaire. Ce coup de pouce, il devrait vraiment être à la portée du plus possible de nos (tout) jeunes, dans leur commune comme dans leur école... Veillons-y !

Changement de registre pour cet après-midi... J’étais au Foyer Matteraz, à Fontenay-sous-Bois, où se tenait un atelier-débat intitulé “60 ans après, où est la Palestine ?” Parmi les intervenants, outre un de mes amis qui représentait Amnesty International, Bernard Ravenel (président de l’Association France Palestine Solidarité), Jean-Guy Greilsamer (de l’Union Juive Française Pour la Paix), Bernard Flichy (Secours catholique/Plateforme des ONG pour la Palestine)...
Au lendemain du drame de Gaza, de nombreuses facettes de la question ont été abordées : enjeux sur le plan des relations internationales (responsabilités des Etats Unis, de l’Union européenne...) aux ressorts de la situation actuelle (histoire, situation politique en Israël et dans les territoires palestiniens), en passant par des réalités plus techniques (questions du “mur” et du tramway, moyens d’action actuellement à l’oeuvre et à notre portée)...
Présentés de façon claire et posée (avec tout de même certains témoignages impressionnants), ces questions ont suscité des échanges nombreux et vivants. Au total, de quoi nourrir notre réflexion collective sur les réalités travaillant cette région du monde. Une réflexion qui pour avancer autant que de besoin, comme je l’écrivais il y a quelques semaines (voir mon post du 21 janvier), a vocation à se construire non seulement "à chaud", mais au-delà, sur la durée.

dimanche 8 mars 2009

Journée internationale des femmes : mobilisation galvanisante, pour une vigilance nécessaire !


Mobilisation pour les droits des femmes (samedi, place de la Bourse à Paris)


Samedi matin, c'est à Créteil que le week-end avait commencé pour moi, en compagnie de mes amis Sidicatou et Patrice. Nous étions au siège de la fédération socialiste du Val-de-Marne, où se tenait notre Conseil fédéral. Il s'y dit souvent des choses intéressantes, on y apprend aussi des choses sur notre département, la réalité de ses villes, mais mon tempérament me fait quand même préférer le contact direct, sur la "place publique", avec nos concitoyens.


J'étais donc heureux, en début d'après-midi, de me rendre place de la Bourse à Paris, à l'invitation d'ami(e)s (socialistes ou militants associatifs), pour le début de la grande manifestation pour les droits des femmes. Un rendez-vous auquel, dans la période de crise économique qui s'ouvre (et qui promet de s'accompagner d'une aggravation des inégalités), il m'a paru important de répondre présent. Y compris comme militant socialiste, au côté notamment d'Harlem Désir.


J'ai ensuite rejoint (in extremis !) mes camarades socialistes de Vincennes (Chantal, Hervé, Georges, Brigitte, Guy, Anne-Marie, Jean-Pierre, Nicole...) et de Fontenay-sous-Bois (merci Claude!) mobilisés rue du Midi pour une distribution de roses et de tracts rappelant l'action et les engagements des socialistes européens pour les femmes. Nous avions, avec bonheur, expérimenté cette initiative une première fois l'année dernière, pendant la campagne des élections municipales. L'occasion de discuter avec des "sympathisants" souvent croisés ces deux dernières années, que j'ai été heureux de retrouver... et avec qui nous commençons décidément à bien nous connaître !


Un samedi dont il fallait profiter si l'on voulait répondre présent dans le combat pour les droits des femmes - étant donné le temps pluvieux annoncé pour ce matin, et surtout l'énergie galvanisante qui ressortait de ces rassemblements. Tout cela donne du sens à l'engagement, et nourrit la persévérance ! Cela donne aussi envie, plutôt que de souhaiter rituellement une "bonne journée des femmes" aux lectrices de ce blog (et aux autres!), de conclure ce post sur une expression plus personnelle (et durable!) de gratitude et de solidarité, de vigilance et de combativité :


Merci, et belles journées !




JOURNEE DES FEMMES. Manifestation pour les droits de la femme à Paris.
Source : nouvelobs.com (7 mars 2009)

A l'approche de la Journée de la femme, le Collectif national pour les droits des femmes appelle à manifester à 14 heures place de la Bourse, à Paris, près du siège du Planning familial.

L'absence de progrès récents dans la réduction des inégalités professionnelles entre hommes et femmes, tant au sein des salariés qu'à la tête des entreprises, est au cœur cette année la Journée internationale de la femme du 8 mars, selon féministes, syndicats et économistes.
"Nos droits sont fragiles, ils veulent les remettre en question", proclame le Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), qui appelle à manifester samedi à 14 heures place de la Bourse (2ème), symboliquement près du siège du Planning familial, qui affirme être toujours menacé de restrictions de crédits, malgré les assurances gouvernementales.
Pour le CNDF, "l'année 2009 risque de voir les inégalités accentuées par la crise économique, dont les femmes pourraient être particulièrement victimes", alors que le chômage des femmes est déjà plus élevé que celui des hommes (9,6% contre 8,1%).
Selon un rapport du bureau international du travail (BIT) rendu public jeudi, les femmes devraient davantage souffrir du chômage que les hommes en 2009.

Davantage de temps partiel pour les femmes

A l'heure actuelle, selon deux économistes de l'OFCE (centre de recherche en économie de Sciences Po) Françoise Milewski et Hélène Périvier, "le flot récent des demandeurs d'emploi est surtout constitué d'hommes, car les destructions d'emplois sont concentrés dans les secteurs industriels".
Mais les femmes, davantage présentes dans le temps partiel et les contrats précaires, pourraient souffrir plus que les hommes de réductions d'horaires, donc de réductions de salaires, et d'une aggravation de la précarité, poursuivent-elles dans un texte publié jeudi.
Le travail saisonnier se féminise "en raison du chômage des femmes qui ne faiblit pas et de l'explosion du nombre de femmes seules peu qualifiées", souligne la CGT. Par ailleurs, selon les deux économistes, "la crise risque de reléguer au dernier plan" la question de l'égalité professionnelle.
L'annonce mercredi par le ministre du Travail Brice Hortefeux qu'une "mission" suivie d'une concertation allait traiter de l'égalité salariale, promise maintes fois pour 2010, fait craindre à beaucoup que la loi sur les sanctions financières aux entreprises récalcitrantes ne voit pas le jour.

Recul de la parité

"Il ne faut pas être naïf, cela veut dire qu'il n'y a pas de volonté politique, pour des sanctions, il faut une loi", affirme à l'AFP Marie-Jo Zimmermann, députée UMP, dont la proposition de loi sur la place des femmes dans les instances dirigeantes des entreprises a été jugée jeudi par Brice Hortefeux "trop en avance".
"Cela fait quarante ans que les féministes se battent, dit-elle, on connaît la situation, on n'a pas besoin d'une mission".
Le mouvement patronal Ethic s'est indigné mercredi du recul de la parité au sein des entreprises du CAC 40, l'Oréal étant la seule société présentant un taux de mixité supérieur de 15% à tous les échelons.

Appel à la vigilance sur le droit à l'avortement

La situation s'aggrave même puisque, selon une étude de l'agence Capitalcom, la part des femmes dans l'effectif global des dirigeants du CAC 40 a baissé de 3,3 points sur un an.
Les féministes ont d'autres sujets de mécontentement. Elles attendent du gouvernement qu'il s'engage plus avant dans la lutte contre les violences faites aux femmes, demandant une loi-cadre comme en Espagne.
Elles appellent à la vigilance sur l'application du droit à l'avortement, à l'information sexuelle, et attendent des modes de garde à la hauteur des besoins des familles, protestant contre l'abandon de la promesse de campagne de "droit opposable" à la garde d'enfant.